DES FEMMES DE GALILÉE

Shunem et Naïm sont deux ville jumelles , de part et d'autre du mont Moreh en bordure le la plaine de Yizréel; elles sont dominées par le promontoire de Nazareth. De là étaient originaires plusieurs femmes qui ont laissé leur empreinte dans la Bible. Le nom de Shunem s'est retrouvé lié à celui de Shulem qui évoque la Paix (en Hébreu, Shalom) et à celui de Sôman qui évoque le corps (Sôma en Grec), donnant lieu à différentes  associations.

Ces femmes étaient:


SHULAMIT

“Shulamît” , la bien aimée du Cantique, sa part féminine . " Shelômo", le roi pacifique. Il  lui donne la réplique dans «Chir ha-Chririm» le poème des poèmes  :     

Un pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon amant parmi les jeunes hommes.
Je désirais son ombre; J'y habite; son fruit est doux à mon palais. Il m’a fait venir à la maison du vin; son étendard sur moi, c’est l’amour.
Restaurez-moi de gâteaux de raisins,
tapissez-moi de pommes: oui, je suis malade d’amour. 
Sa gauche sous ma tête, sa droite m’étreint.   
 Je vous adjure, filles de Ieroushalaîm, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas l’Amour avant qu’elle ne le désire !  
Lève-toi pour toi, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même ! .    
Oui, voici, l’hiver est passé, la pluie a cessé ; elle s’en est allée.     
Les bourgeons se voient sur terre, le temps du rossignol est arrivé, la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre. 2: 8.     La voix de mon amant !
Le voici, il vient! Il bondit sur les monts, il saute sur les collines. 9.     Il ressemble, mon amant, à la gazelle ou au faon des chevreuils... Le voici, il se dresse derrière notre muraille ! Il guette aux fenêtres, il épie aux treillages ! 10 Mon bien-aimé répond et me dit:  Le figuier a formé ses premiers fruits, les ceps en boutons exhalent leur senteur. Lève-toi pour toi, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !   

Le roi Shelomo s’est fait un palanquin en bois du Liban.   
Il fait ses colonnes d’argent,
sa tapisserie d’or,
ses montants de pourpre,
son intérieur tapissé amoureusement
 par les filles de Ieroushalaïm. .    
Sortez, voyez, filles de Siôn, le roi Shelomo,
 la couronne dont sa mère l’a nimbé le jour de sa noce,
le jour de la joie de son coeur !  

Soixante sont reines, qatre-vingt concubines, et les nubiles sans nombre. . Elle est unique, elle, ma colombe, ma parfaite, unique, elle, pour sa mère, immaculée, elle, pour celle qui l’enfanta. Elles l’ont vue, les filles, et l’ont félicitée; les reines, les concubines, et l’ont louangée.:.     Reviens, reviens, Shoulamit ! Reviens, 
reviens, nous te contemplerons ! Que contemplez-vous en Shoulamit ? Comme une contredanse! .     
 Sur toi , ta tête est comme le Carmel; les nattes de ta tête? telle une pourpre; un roi y est captif de tes boucles. .     Que tu es belle, que tu es suave, amour, dans les délices !

Cantique de la passion terrestre et la vibration de l'âme, la chair et le chant de la terre.
Shelômo/Shulamit, ce double nom s'enracine dans le «shâlom», la paix. Shoulamît  la pacifiante et Shelômo, le  pacifique, l'intègre, l'accompli.
Leur ville? Ieroushalaîm, ville de paix.



AVISHAG LA  SHUNAMITE

Or lors de la traduction des livres bibliques dans la langue des Héllènes, son nom fut écrit Soumanite, rendant la bien-aimée originaire de  la ville d'Avishag.
Au temps où le roi David , devenu vieux , déclinait dans ses jours et qu' on le couvrait d’habits sans qu'il parvienne à se réchauffer, ses serviteurs lui dirent:« Qu’on cherche pour notre seigneur le roi une adolescente vierge. Elle se tiendra en face du roi et sera à ses soins. Elle couchera sur ton sein et notre seigneur le roi aura chaud. » 
Ils recherchèrent une belle adolescente dans les limites d’Israël et trouvèrent Avishag, la Shounamit qu'ils firent  venir auprès du roi. 
Adolescente elle était très belle. Elle était aux soins du roi et officiait pour lui, mais le roi ne la connut pas.» Avishag de l'hébreu Avi, “mon père” et Shaga celui qui se détourne, s'étourdit, celui qui s'enivre jusqu'à se fourvoyer, celui qui  faute pour avoir erré.  Avishag en quelque sorte c'était  “la faute de son père” , un nom, à lui seul, qui en disait long. 
Avant de s'éteindre, le roi David convoquait le prêtre Sadoq, le prophète Nâtan, et Benyahou fils de Yehoyada pour leur dire « Prenez avec vous les serviteurs de votre maître. Faites asseoir mon fils Shelomo sur ma mule et faites-le descendre à Guihôn. Là, Sadoq avec Natân  l'oindra  pour roi d’Israël. Sonnez du shophar et dites: ‹ Vive le roi Shelomo. › Il siégera sur mon trône, et régnera à ma place. Je lui ordonne d’être le guide d’Israël et de Juda. »
En l'apprenant, son demi-frère Adonyahou fut pris d'effroi car au même moment il fêtait par un festin son accession personnelle au trône . Il courut  s'emparer des cornes de l'autel et demanda sa grâce. Shelômo la lui accorda avec cette restriction:
« S’il est un fils de valeur, pas un seul de ses cheveux ne tombera à terre; mais si le mal se trouve en lui, il mourra. »
Quand David fut couché avec ses pères, Adonyahou posant ses regards sur Avishag , se prit à la convoiter ; il se rendit auprès de Bethsheva la mère de  Shelômo.
Siégeant à côté du roi Shelômo, la reine Betsheva lui dit:
Pourquoi Bethsheva  avait-elle parlé en son nom personnel? Elle en perdit son influence auprès de son fils puisqu' elle ne fut plus nommée par la suite . Avait-elle manqué de sonder le coeur de Shlômo son fils?

Quant à  la Shulamîte, elle fus auprès de lui comme “une autre lui-même” :
Comme dans la langue des Héllènes Avishag la Shunamîte  était devenue Abisag la Sômanite Elle devint à son tour la Soumanite  de l'antique ville de Shunem connue de Josué et qui, au Livre des Rois, devenait Sôman pour la raison qu'en Grec, Sôma c'est le corps, et la Sômanite  est celle qui sait prendre soin du  corps , tant le sien propre que celui de l'autre.
Derrière son pinceau le scribe avait la main hésitante , comme s' il se demandait si  Avishag , la Sômanite du  roi  David en ses vieux jours, n'était pas  l'aimée de son propre fils dans le poème des poèmes...Car les femmes de Shunem surent être auprès des rois, des poètes et des  prophètes.




L'HÔTESSE D'ELISHA

Un jour qu' Èlisha passe à Shounem, une femme grande , le force à y  manger le pain. Et à chaque passage, c'est là qu'il se retire  pour manger le pain. Elle dit à son mari:
Il advint qu'un jour il vint là, se retira à l’étage, et coucha là. Puis il fait appeler la Shounamit et prie son serviteur de lui dire:
Guéhazit le serviteur rapporta cependant à Elisha qu' elle n’avait pas de fils, et que son homme était vieux ! »
Elle devint enceinte et enfanta un fils quand revint la saison, selon les paroles d' Èlisha.  L’enfant grandit. Il fut prit un jour de maux de tête comme il retrouvait son père dans la plaine auprès des moissonneurs. Il revint mourir sur les genoux de sa mère qui au retour de son mari lui dit
Sur le mont Karmel, Elle arrive en vue de l’homme d’Elohîm qui lui dépêche son serviteur pour lui demander:
 Elle vient jusqu'à l’homme d’Elohîm, sur la montagne, et étreint ses pieds. Le serviteur, s’avance pour la bouter dehors. Mais L’homme d’Elohîm le devance:
Il se lève et la suit.Son serviteur parti en reconnaissance n'a pu ranimer l'enfant en le touchant simplement de la houlette d'ElishaÈlisha  arrive à la maison où l’adolescent mort est couché sur son lit. Il entre, ferme la porte derrière eux deux. Il prie Le Seigneur Adonaï.  Il grimpe , s'étend sur l’enfant, met sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses paumes sur ses paumes. Il se concentre sur lui. La chair de l’enfant se réchauffe; il éternue jusqu’à sept fois, et   dessille les yeux. Elisha fait appeller la Shounamit pour lui dire:
Elle vient, tombe à ses pieds, se prosterne à terre,prend son fils et sort. Elisha quitte Shunem pour se rendre à Gilgal.»


SHULEM ET NAIM

Shounem, actuelle Soulam, s'est édifiée  au pied du mont Moreh. Moreh est un même nom avec Moriah la montagne où Le Seigneur se révéla à Abraham au moment où il s'apprêtait à sacrifier  son fils. Et Moriah c'est le lieu du Temple, la montagne sainte. Quand sous Hadrien  la ville de paix perdit son nom et que Iérushalaïm fut rebâtie en Aelia Capitolina,  alors Shunem  fut appelée Shulem. Le nom  Shulamite n'y fut pas étranger. Shunem sur le flanc sud du mont Moreh est couplée à une  ville jumelle bâtie sur le versant Nord , dominée par le promontoire de Nazareth. Cette jumelle  était Naïn; elle fut pareillement rebaptisée Naïm qui veut dire  l'exquise.

C'est vers elle que Jésus se rendit un jour:

- Il marchait en direction d' une ville appelée Naïn, et ses disciples marchaient avec lui, ainsi qu'une grande foule . Comme il approchait de la porte de la ville, on emportait un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et une foule nombreuse de la ville l'accompagnait. En la  voyant, Jésus fut ému dans ses entrailles pour elle; il lui dit
- " Ne pleure pas!"
S'avançant il toucha la litière et les porteurs s'arrêtèrent; il dit:
-  "jeune homme, jeune homme ! je te le dis éveille-toi !" 
Le mort se redressa et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. La crainte  s'empara de tous, et ils louaient Dieu en disant:Un grand prophète a été suscité parmi nous  et  Dieu a visité son peuple. Le propos  se propagea dans toute la Judée et>la région   jusqu'à Jean le Baptiste lui-même, qui envoya deux disciples lui demander
- " Es-tu celui qui vient ou un autre devons nous attendre ?" 
- dites à Jean ce que  vos yeux ont vu , ce que vos oreilles ont entendu: des aveugles retrouvent la vue, des boiteux marchent, des lépreux sont purifiés et des sourds entendent; des trépassés sont réveillés des pauvres reçoivent la bonne nouvelle.  



LA PECHERESSE DE NAIM


Or l'un des pharisiens l'avait invité à prendre un repas chez lui  quand  une femme,  dans la ville une pécheresse, ayant su qu'il était à table dans la demeure du pharisien portant avec soin un vase de parfum en albâtre, se tint par derrière, à ses pieds pleurant aux larmes; lui  mouillant les pieds, elle les essuya de ses cheveux,  les couvrant de baisers et elle oignait de parfum. Le pharisien se disait en lui-même :
- “s'il était prophète il saurait qui, et d'où, est la femme qui est en train de le toucher: c'est une pécheresse.” flacon en albâtre d'époque Romaine
” Prenant la parole, Jésus lui dit:
- "Simon, j'ai quelque chose à te dire"
- "parle, Rabbi".
- " deux débiteurs avaient emprunté à un tiers ; le premier lui était redevable de cinq cents deniers, l'autre de cinquante . N'ayant pas de quoi lui rendre, il fit grâce à tous deux. Lequel l'en aimera davantage? "
 - " je suppose que c'est celui auquel il a remis le plus ". 
- " avec rectitude tu as jugé! regarde cette femme : je suis entré dans ta demeure tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds; mais  elle, de ses larmes a mouillé mes pieds, et de ses cheveux les a essuyés. De baisers tu ne m'as pas donnés;  depuis qu'elle est entrée, elle  ne s'est pas arrêtée, d'embrasser mes pieds.   Tu n'as pas fait d'onction d'huile sur ma tête; or elle m'a oint de parfum .  Grâce à cela, je te le dis : beaucoup lui est remis."  -se tournant vers  elle: "  tes péchés sont pardonnés  ; femme, ta foi t'a sauvée, va en paix, Leri le shalôm !

Cette femme de Naïm sous le Mont Moreh, voisine de Shunem et dominée par le promontoire de Nazareth,  fut  conviée par Jésus à s'aggréger avec beaucoup d'autres femmes au groupe des disciples, si, toutefois, c'est bien elle  Marie, appelée Magdalênê (Lc 8:3).
Etait-elle originaire d'un lieu fortifié? Migdal, est une tour de défense. La plaine de Yizréel, grenier à blé du pays, était défendue au Nord par l'antique forteresse de Meggido et nombre de villes devaient leur nom à leur forteresse.
La forteresse de Marie la Magdalênê s'était retrouvée assiégée de sept démons et elle en fut délivrée par Lui.
Elle avait vu la résurrection du jeune homme et elle était venue oindre Jésus des larmes de son repentir et du parfum de son espérance. Son repentir n'était pas vain sans quoi elle n'aurait pu se tenir sur le Golghotha quand  Jésus s'écria d'une voix forte  
- “Père en tes mains, je confie mon esprit !”
Disant cela il ex-spira. 45b - Et le voile du sanctuaire se fendit. Et le centurion,   rendant gloire à Dieu s'exclama:
-  " en réalité  cet humain là était un juste !"
48 - Et tous ceux qui étaitent accourus  en foule au spectacle   voyant ce qui s'était produit s'en retournaient en se frappant la poitrine et le front 49 - Tous ses familiers qui se tenaient à distance, et des femmes qui s'étaient jointes à lui depuis la Galilée regardaient cela.  Et voici qu' un homme nommé Joseph, d'Arimathie  ville des juifs - un membre du Conseil, bon et juste  qui n'avait pas apporté son suffrage au Conseil ni à leur action attendait  la royauté de Dieu. 52 - Se présentant à Pilate  il réclama le corps de Jésus. 53 - Et après l'avoir déposé,  il enveloppa le corps de Jésus dans une étoffe de lin et le mit dans un tombeau  creusé dans le roc où personne encore n'avait été couché. Et l'ayant mis, il posa sur le tombeau une pierre que péniblement, à vingt  ils roulaient. 54 - Or c'était le jour précédant le Sabbat. 55 -  deux  femmes  venues ensemble de  Galilée l'avaient suivi de près pour regarder sa sépulture .56 - En s'en retournant, elles préparèrent aromates et parfums  puis se tinrent en repos durant le Sabbat. 24:1 - Or au premier des Sabbats à l'aube profonde elles venaient sur la sépulture apporter ce qu'elles avaient préparé avec d'autres qui s'étaient associées à elles. Elles raisonnaient en elle-mêmes :
- " Qui donc roulera la pierre?"
Mais s'en allant, elles trouvèrent la pierre roulée loin du tombeau !3 - Entrant alors, elles ne trouvèrent pas le corps ; dans leur perplexité à son sujet, voici que deux hommes se tinrent au-dessus d'elles dans un vêtement brillant d'éclairs; 5 - Gagnées  par la crainte, elles inclinèrent le visage vers la terre.  ils leur dirent:
- " pourquoi cherchez-vous le vivant avec les morts ?  6 - Souvenez-vous combien il vous a parlé étant encore en Galilée : 7 -  il faut pour le fils de l'humain être livré aux mains d' humains  - et être crucifié - et le troisième jour, se lever! " .
8 - Et elles se souvinrent de ses paroles. 9 - Aussi s'en retournant elles les rapportèrent  aux Onze et à tous les autres. 10 Marie la Magdaléenne,  Jeanne et Marie, celle de Jacques, et les autres avec elles rapportèrent cela  à eux - des apôtres! - qui prirent ces  paroles  pour du délire et ne les crurent pas!


ULTIME BÉNÉDICTION

Aussi lorsqu'il se montra à eux, il ouvrit  leur intelligence pour comprendre les écritures et leur dit:
- comme il a été écrit que le Christ souffrirait et se lèverait le troisième jour, 47 - aussi en son nom sera proclamée la repentance et la libération des péchés à toutes les nations,  en commençant par Ierushalaîm. 48 - Vous êtes témoins de tout cela 
49 - Et moi j'envoie ma promesse  sur vous; Restez dans la ville, jusqu'à ce que
vous soyez revêtus de la puissance d'en-haut".
50 - Il les emmena alors à l'extérieur vers
Béthanie et levant les mains
il les bénit. 
Que le Seigneur te bénisse et te garde qu'il fasse pour toi rayonner son visage, que le Seigneur te découvre sa face te prenne en grâces et t'apporte la paix.
Shalôm