CHRONOLOGIE DES ÉCRITS NÉO-TESTAMENTAIRES
Matthieu
Jean, Luc et Marc: tel était l' ordre dans lequel
l'ancêtre du codex
Bezæ et du codex
Washingtonianus présentait les quatre
évangiles. Dans les recueils postérieurs
Jean fut
permuté avec Marc de
manière à ce que les trois Synoptiques soient lus
en
suivant:
Matthieu, Marc puis Luc. Avec St
Augustin les générations successives y
virent
l'ordre originel de rédaction, jusqu'à
ce que
s'exerçât la réflexion du
siècle des
Lumières.
Dans ses Observations
sur les quatre
évangiles
publiées à Londres en 1764 H. Owen , suivi deux
décennies plus tard par J
Griesbach, proposait de permuter à nouveau Marc
qu'il
estimait redevable, non seulement à Matthieu, mais aussi
à
Luc.
Dans la même ligne, Anton Büsching en 1766, estimait que Luc ne devait pas plus à Marc qu'à Matthieu, mais qu'il était leur source. Il en reconnaissait, la valeur historique et linguistique, autant que la rigueur chronologique; cette attention au temps trouvait un écho dans l'admiration exprimée par Voltaire dans ses Cabales à l'égard de l'extrême minutie divine qui règle temps et moments :
«L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger».
Busching affirmait
la
“priorité
Lucanienne” dans
une époque où la logique veillait à
ce
que les conséquences ne soient pas interverties ou
confondues avec les causes.
Or par une démarche
inverse, G. Ch Storr
dès 1783, pensait discerner en Marc le récit
originel
revu et
augmenté par le autres. Sa thèse,
revisitée
par H.
Weisse
cinquante ans plus tard, s'imposa peu à peu
en monde Protestant avant de gagner la Chrétienté
dans
son ensemble.
Le
récit de Marc, dépeignant un Christ artisan issu du
peuple, passait mieux dans un siècle rationnaliste
que celui des apparitions angéliques. Il aurait ainsi constitué
l'évangile “primitif" auquel
les deux
autres Synoptiques seraient venus puiser . Comme
leur texte était plus élaboré que le sien,
il était
nécessaire de leur supposer une, sinon plusieurs sources
supplémentaires, de manière à imputer les
améliorations de la réflexion, à Jésus
lui-même. Ainsi prit corps l'idée de
“proto-évangiles” et surtout de
l'hypothétique source “Q”, dont pas un lambeau
de papyrus n'est encore venu confirmer l'existence.

Néanmoins
des théories nombreuses en émergèrent dont une
cinquantaine a été recensée.
L'éclair du siècle des
Lumières avait été mis en
veilleuse; W. Lockton reprit le flambeau de la priorité
Lucanienne en
1922
mais l'antisémitisme généralisé
allait le
remettre
sous le boisseau jusqu'à ce que R L Lindsey entreprit,
en 1963, de
traduire en
hébreu
l'évangile de Marc; il avait
imaginé faire une simple
rétroversion du grec vers l'hébreu
parlé par Jésus, mais,
devant les
difficultés rencontrées, il fut amené
à
conclure, que
l'évangéliste n'avait pas fait une traduction mais un
travail de compilation
à
partir du Grec de Luc.
Aussi
la démarche de J Robinson, J Carmignac et
C. Tresmontant
visant à redécouvrir l'hébreu sous les
textes
évangéliques serait à focaliser sur
l'oeuvre de
Luc qui, dans
la
décennie qui suivit la Résurrection,
transcrivit en Grec ce qu'il avait recueilli de Jésus.
Un tournant a été pris avec
l'identification, par
Richard H Anderson,
du
destinataire de cet évangile, à savoir le
grand-prêtre Théophile, en
fonction de 37 à 41; s' éclairait d'un
jour nouveau
le contexte politique,
religieux et socio-culturel dans lequel Luc avait
rédigé .
Une attention plus soutenue à la différence
des leçons d'un manuscrit à l'autre s'est
manifestée à travers le patient travail de Reuben
Swanson, tandis que le
caractère originel du texte gardé par
le codex Bezæ a été
mis en évidence
par Jenny Read-Heimerdinger. La prise en compte de tout ce qui a
été transmis , sans marginaliser tel manuscrit par
rapport aux autres, devrait permettre de discerner les tendances de
l'évolution du texte.
En remontant dans les écrits néotestamentaires: du plus récent au plus ancien
ÉVANGILE DE JEAN
Le quatrième évangile reçut le nom de l'auteur de l'Apocalypse qui se présentait sous le nom de Jean. Il affirmait avoir recueilli le témoignage du disciple bien aimé sur le coup de lance porté au Christ après qu'il soit mort, et il attestait que ce témoignage était véridique, ce qui s'est vu confirmé par le Linceul de Turin. Mais si l'auteur avait su recueillir ce témoignage de manière directe, il n'en avait pas moins reconstitué certains épisodes:
- En effet quelques lignes plus loin, il offrait un récit de l'ensevelissement, qui allait contre la véracité des faits : Selon les usages juifs, le corps d'un défunt n'était pas embaumé et selon les rapports scientifiques, ni myrrhe ni aloès ne furent détectés sur le linceul . L'évangéliste entremêlait de manière inextricable le fictif au véridique donnant du fil à retordre aux générations qui allaient suivre.
- Il n'y a guère de thème Johannique qui n'ait son antécédent en Luc, et l'auteur avait aussi puisé au texte de Matthieu. Ainsi, par exemple, avait-il repris le sémitisme de Mt 16:16 “Simon Bariôna” pour le traduire en Grec “Simon huios Iôna” (Jn 1:42 et 21:15). Bariôna revêtait deux significations: le signe de l'Esprit Saint, Iôna voulant dire colombe et celui du prophète de ce nom, calligraphié Jonas. Mais le symbole n'étant plus perçu au temps où les évangiles furent rassemblés pour former l'ancêtre du codex Bezæ, l'expression fut transformée en huios Iôannou, fils de Jean, leçon gardée dans la moitié des manuscrits.
- Le dialogue entre Jésus et Nicodème repose sur les deux significations de l'adverbe grec anôthen, (soit d'En-Haut soit de nouveau), une spécificité qui ne se trouve ni en Araméen ni en Hébreu: l'auteur rédigeait donc directement en Grec.
- À travers la
méditation du
prologue se manifeste
d'emblée le style propre de l'écrivain, un style
qui se
retrouve dans les longs discours tenus pas Jésus,
l'évangéliste ne craignant pas de lui
prêter
sa plume. L'ordre du récit suit le mouvement
spirituel de son auteur à l'écart d'une
chronologie
stricte des évènements.
Selon Papias Matthieu aurait composé en Hébreu un recueil de logia des paroles de Jésus. mais un tel recueil fait davantage penser à l'évangile de Thomas que son auteur présentait lui-même comme un recueil de paroles (logoi apokouphoi), ou bien encore à l'épître de Jacques formée d'une suite de recommandations.
Matthieu écrivait peut-être de Rome où le Grec était largement répandu ou plus tôt d'Antioche, dans la mesure où son évangile fut traduit en Hébreu ou en Araméen donnant lieu à deux courants : l'évangile aux Hébreux qui, bien que traduit par Jérôme en Grec et Latin, s'est perdu, et l'Evangile des Ebionites dont les fragments, connus par le ch 30 du Panarion d'Épiphane, sont l'expression d'une harmonisation des évangiles Synoptiques.
Le Premier Évangile ne fut pas écrit avant le règne de Vespasien ou même de Domitien, à lire l'épisode de la didrachme qui trouve explication dans ce contexte. Deux ans avant que les Chrétiens ne soient accusés d'avoir incendié Rome, Mithridate accompagné de son cortège de Mages s'était incliné devant Néron comme incarnation du dieu Mithra. D'une manière allusive à travers son récit des Mages conduits par une étoile jusqu'à Hérode que la colère emporta jusqu'à massacrer une foule d'innocents, Matthieu invitait les Chrétiens à prendre exemple sur Joseph et à fuir les scènes dangereuses lorsqu'ils verraient se profiler certains signes précurseurs. Replacés dans le contexte des persécutions de Domitien, ses récits allégoriques pleins de subtilités, deviennent “intelligibles” pour l'homme averti. Matthieu faisait ainsi entrer dans son évangile les préoccupations auxquelles il était confronté. En mettant l'accent sur l'obéissance et les mérites, son écrit répondait à la nécessité, pour la communauté, de se protéger et de s'affirmer sur des bases institutionnelles.
Matthieu avait sous les yeux l'évangile de Marc qu'il rectifia dans certaines de ses incongruités et il se positionna par rapport à l'évangile de Luc auquel il reprit tels quels certains épisodes s'inspirant et recréant d'autres, comme les récits de l'enfance.
ÉVANGILE DE MARC
Marc semble avoir connu les Actes des Apôtres les lettres de Paul et l'Épître aux Hébreux. Son texte fut harmonisé au second siècle sur celui de Matthieu, ce dernier l'ayant repris et rectifié. C'est la raison pour laquelle la critique textuelle est si hésitante à départager lequel est le premier par rapport à l'autre, malgré les publications de Reuben Swanson. En effet le codex Bezæ en apporte la preuve, dont cet exemple significatif sur le sang de l'Alliance.Le dernier chapitre s'achevait brutalement sur l'annonce de la résurrection du Christ, faite à des femmes qui n'y ajoutaient pas foi comme si l'évangéliste n'en doutait lui même. Il était habité par l'attente fiévreuse d'un évènement "eschatologique" relatif au temple et prophétisé par Jésus:
La
dernière phrase propre au
codex Bezæ, fut retirée ailleurs. Sentant les
évènements se
précipiter, Marc devait souhaiter leur accomplissement avec
l'espoir de voir
surgir une manifestation glorieuse.
La
tradition voit en lui ce
cousin
de Barnabé nommé Jean-Marc, dont la
mère Marie
avait une maison à Jérusalem ;
Plusieurs
thèmes communs à son évangile et
à
l'épître aux Hébreux - qu'il faut
rendre à
Barnabé - pourraient le confirmer tandis qu'en sens
contraire
ses
approximations en matière de topographie et d'histoire
empêchent de penser qu'il ait arpenté
lui-même les
lieux. Comme Barnabé il pouvait être originaire de
Chypre
où se trouvait une forte colonie romaine parlant le
Latin.
Son surnom
Latin était assez peu fréquent en monde
sémitique et son
évangile présente des latinismes
relevant du
vocabulaire de l'armée (denarion,
spekulator. fragelloo...) Était-ce lui
encore, ce Marc
qui fut compagnon de Paul
et de Pierre?
Le
propos du Presbyte Jean transmis par Papias
et gardé par
Eusèbe le confirmerait:
«
Et voici
ce que disait le presbyte : Marc, qui était
l'interprète
de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sans
ordre,
tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été
dit ou
fait par le Seigneur. Car il n'avait pas entendu ni
accompagné
le Seigneur ; mais plus tard, comme je l'ai dit, il a
accompagné
Pierre. Celui-ci donnait ses enseignements selon les besoins, mais sans
faire une synthèse des paroles du Seigneur. De la sorte,
Marc
n'a pas commis d'erreur en écrivant comme il se souvenait.
Il
n'a eu en effet qu'un seul but, celui de ne rien laisser de
côté de ce qu'il avait entendu et de ne tromper en
rien
dans ce qu'il écrivait... Cet auteur se sert des
témoignages apportés par les premières
lettres de
Jean et de Pierre.»
HE,3:3
Ces propos
offrent plusieurs possibilités de lecture :
Mais on pourrait comprendre aussi que pour mettre par écrit “tout ce dont il se souvenait”, Marc l'avait appris par coeur. Dispensant la bonne nouvelle, il était devenu “évangéliste” pour avoir appris le récit de la vie de Jésus qu'il désignait du terme “évangile” , mot qui revient huit fois sous sa plume alors qu'il est absent de Luc. Il aurait mis par écrit ce qu'il avait retenu, réorganisé et actualisé à l'intention des communautés auxquelles il s'adressait. D'où le travail de compilation remarqué par le pasteur Lindsey. Et ce n'est qu'ensuite qu'il se serait mis à suivre Pierre. La Babylonie d'où partait la première lettre de Pierre en direction des églises d'Asie Mineure correspondrait plutôt à Antioche où siégeait le gouverneur romain qu'à Rome même.
ACTES DES APÔTRES
Seconde oeuvre de Luc dédiée aussi à Théophile; la dédicace au personnage choisi dans le premier ouvrage étant réitérée selon la coutume dans le second, il est difficile d'en tirer une conclusion. Le livre s'achève avec les années de captivité de Paul à Rome vers 58-60, où Luc serait mort... martyr peut-être ? Derrière les vies de Pierre Paul et Jacques, transparaît en filigranes celle de l'auteur et son choix de suivre tel ou tel. Tout en demeurant dans l'ombre son impact était non moins grand que le leur. Se serait-il servi du carnet de voyages d'un quidam pour le reprendre à son nom? Ce serait prêter un jeu d'écritures pour le moins falsificateur à ce fidèle du Christ.« Il aurait fallu un travail de recherche considérable à un historien ultérieur pour découvrir que, à cette époque, Ananias devait être le grand-prêtre contemporain de Paul et que cet épisode avait lieu pendant que Félix était marié avec Drusilla (qui était née en 38 et avait déjà eu un mari avant Félix), et que, peu de temps après, Bérénice (qui avait déjà eu deux maris) vivait avec son frère (pour une très courte période) alors que Festus était procurateur. Il est impossible qu'un auteur vivant au IIe siècle ou même seulement cinquante ans après la mort du Christ, puisse manifester une exactitude aussi minutieuse en ce qui concerne le contexte historique réel de son récit. Dans les écrits d'un historien postérieur, on aurait certainement trouvé des anachronismes, ce qui n'est jamais le cas dans les Actes.» ( citation anonyme sur un forum).
Saul de Tarse, qui reçut le nom de Paulus à Chypre, écrivit entre 50 et 60.
ÉPÎTRE DE JUDE
Jude, qui se disait
le
frère de Jacques devait être cet Apôtre
nommé
avant-dernier sur la liste de Luc; son frère
était ce
chef de la communauté de Jérusalem que Paul
disait
"frère du Seigneur"; tous deux étaient membres de
la
famille
de Jésus. Ils n'étaient pas ses frères
à la
manière dont ils étaient frères entre
eux, sinon
eux-mêmes l'auraient dit dans leur lettre
respective. Se
référant à l'Assomption de
Moïse au Testament
de Nephtali et au Livre d'Enoch son écrit plongeait ses
racines
dans le terreau Juif. Au v15, il citait 1
Enoch 9 dans sa traduction grecque qui
existait dès avant 70 puisque des fragments tant
araméens
que grecs
de 1 Enoch ont
été identifiés parmi les
manuscrits de la mer Morte. Comme la seconde
épître de Pierre qui lui était
directement affiliée parlait
“d'hérésies”, une notion
développée au second siècle, en fut
tiré
argument pour dater tardivement l'épître
de Jude.
Rien de probant ne vient contredire l'attribution de
l'épître à l'Apôtre Jude
frère de Jacques, ni qu'il l'écrivit
avant 62,
année de la mort de Jacques
ÉPÎTRE AUX HÉBREUX
Écrite par Barnabé- ainsi que l'affirmait Tertullien - cette épître constituerait la première réflexion d'ordre théologique sur le Christ : Jésus, un homme devant qui, même les anges se prosternent, fils du créateur de l'Univers et son égal est plus qu'un intime de Dieu, il est Dieu. Comment Barnabé avait-il pu franchir ce pas? Une identification de Jésus à YHWH était plus que suggérée en Luc, mais il était non moins aidé par la spiritualité des manuscrits de la Mer Morte et des communautés affiliées. Il s'est efforcé de donner un sens à la mort du Christ en le comparant au Grand-prêtre officiant dans le Temple; par la nouvelle alliance en son sang conclue avec les fils d'Abraham il accédait au Père qui le reconnaissait Grand-prêtre pour l'éternité. Son compagnon Paul fut saisi par cette spiritualité; la dégageant du culte liturgique il en assura le développement et la transmission à l'intention des Païens. Barnabé n'ayant intégré à son texte aucun détail significatif le concernant directement, les commentateurs ont vu dans l'épître aux Hébreux un texte tardif influencé par Paul. Or c'est bien l'inverse qui s'est produit. Écrite pour des Israélites d'origine sacerdotale alors que des persécutions avaient déjà décimé la communauté elle pourrait remonter aux années 35 - 45 (avant le premier voyage de Barnabé et Saul).
ÉPÎTRE DE JACQUES
Jacques mais lequel? Comme le frère de Jean était mort tôt, vers 43, l'épître de Jacques fut attribuée à un disciple écrivant sous son nom à une époque tardive. En fait il ne s'agissait pas du Jacques de Compostelle, mais de Jacob dit le juste que Paul appelait "le frère du Seigneur" et qui fut le guide de la communauté de Jérusalem; il avait Jude pour frère.
“Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut!”. Il se présentait comme serviteur et de Dieu et du Christ, les plaçant sur un même plan. Sa pensée n'est pas marquée par la théologie de la croix issue de l'épître aux Hébreux et reprise par Paul. A peine entrevu dans les Actes, Il fu très présent en arrière fond du ministère de Jésus, notamment lors de la Résurrection et il devint pour l'évangéliste Jean la figure du disciple par excellence. C'est vraisemblablement sous son autorité et sa responsabilité que fut écrit l'évangile de Luc.
ÉVANGILE DE LUC
L'évangile de Luc fut le premier évangile à avoir été rédigé oralement puis mis par écrit en Grec, si bien que le rédacteur est à distinguer du traducteur. Il fut dédicacé à l'intention de son excellence Théophile en qui il y a lieu de reconnaître le grand-prêtre, institué tel par Rome, de 37 à 41. Se plaçant à son ombre, l'évangéliste taisait son propre nom. Mais pour avoir tout suivi de près, il ne s'était pas trouvé sur les lieux par hasard; probablement y avait-il été invité par Jésus, qui, couramment appelé Rabbi, s'était très certainement préoccupé lui-même, dès le départ, de la transmission de ses enseignements puisqu'il insistait sur la nécessité de “garder et d'observer la parole” (cf Lc 8:11, 9;26; 9:44; 11:28; 20:20; 21:33 etc.). L'évangile de Luc constitue la cellule initiale détentrice de l'information; paraphrasé ou commenté, il fut ensuite “revu et corrigé” dans les écrits postérieurs pour une harmonisation avec ses parallèles. Or c'est en lui que s'originent les trois autres et le codex Bezæ en est la mouture la plus ancienne à nous être parvenue.
© Copyright,
Qui était «Luc» ?
Home Page
Bibiographie:
H. Owen, Observations on the Four Gospels (London: 1764); J. J. Griesbach, Commentatio qua Marci Evangelium totum e Matthaei et Lucae commentariis decerptum esse monstratur, I-II (Jena, 1789-90), A. Büsching Die vier Evangelisten mit ihren eigenen Worten zusammengesetzt und mit Erklärungen versehen (Hamburg, 1766).G. Ch. Storr, Über den Zweck der evangelischen Geschichte und der Briefe Johannis (Tübingen: 1786)H. Marsh, "Dissertation on the Origin of our Three First Canonical Gospels" in Introduction to the New Testament by John David Michaelis, vol. 3, pt. 2 (2d ed., London: F. & C. Rivington, 1802) 167-409; Christian Hermann Weisse, Die evangelische Geschichte kritisch und philosopisch bearbeitet [The Gospel History Critically and Philosophically Treated] (Leipzig, 1838).
W. Lockton, "The Origin of the Gospels," Church Quarterly Review (July, 1922).R. L. Lindsey, "A Modified Two-Document Theory of the Synoptic Dependence and Independence," Novum Testamentum 6 (1963): 239-63. R H Anderson, A la recherche de Théophile, Les Dossiers d'Archéologie, dec. 2002. Swanson, Reuben J, "New Testament Greek Manuscripts: Variant Readings arranged in Horizontal Lines against Codex Vaticanus". Read-Heimerdinger, Jenny : The Bezan text of Acts : a contribution of discourse analysis to textual criticism / Jenny Read-Heimerdinger . - Sheffield : Sheffield Academic Press, 2002 .
