Paroles
de la Consécration Eucharistique
Dans le récit de la Cène
rédigé par Luc et transmis par le codex Bezæ, fait
défaut la parole de Jésus consacrant le vin
1. Cette lacune est
considérée comme une suppression à la
rédaction initiale; pourtant sa présence interroge dans
la mesure où cet évangile n'est pas axé sur une
mort expiatoire du Christ. Parallèlement dans tous les autres
manuscrits où cette bénédiction sur la coupe a
été mentionnée, elle semble tributaire des
épîtres de Paul qui n'avait pas transmis la même
parole que l'évangéliste Marc ou même Matthieu et
à propos de laquelle Jean était demeuré
silencieux. Est-ce qu'il n'y aurait pas eu dans les premières
décennies après la Résurrection une
évolution de la commémoration de la Cène en
fonction d'une prise de conscience progressive des enseignements et des
actes de Jésus?
- I - Le pain et le vin dans l'enseignement de Jésus
II
- Renouvellement de l'Alliance prophétisé par
Jérémie
III
- Paul et l'institution eucharistique
IV
- L'Alliance sous la plume de Marc
V-
La Pâque Nouvelle
VI
- La coupe du Salut
Conclusion
Le Pain et le Vin dans l'enseignement de Jésus
La consécration du pain eucharistique fut préparée par Jésus durant son ministère
à travers des épisodes signifiants:
- la cueillette des épis de blé que
Jésus mettait en parallèle avec les pains d'offrande
consommés par David avec ses compagnons;
- la multiplication des cinq pains et des deux
poissons pour nourrir la foule;
- dans la prière adressée au
Père les disciples étaient invités à
demander:
"Donne nous chaque jour notre pain substantiel".
Le pain ou son image sont présents
à
d'autres reprises, notamment dans la tentation au désert, tandis
que le vin n'est que peu évoqué (6 occurrences contre 16,
dont deux fois à propos de Jean qui ne buvait pas de vin).
Toutefois l'enseignement dispensé était à
considérer comme un vin nouveau que les institutions
n'étaient pas à même de pouvoir contenir:
"A vin nouveau outres neuves"Lc 5,38.
Cet enseignement, en ce qu'il interrogeait
les
institutions sacerdotales et rabbiniques, prenait le relai de la Loi:
La loi et les prophètes ont
prophétisé jusqu'à Jean; depuis la bonne nouvelle
est annoncée et tout un chacun la violente.
La décapitation de Jean Baptiste
avait-elle
signé la mort de la Loi? Que non, puisque dans la foulée
Jésus ajoutait:
" plus
facile au ciel et à la terre de
passer qu'à un seul petit trait de la Loi de tomber" Lc
16,
16-17.
Mais qu'apportait de plus son enseignement
à
lui?
"Le ciel et
la terre passeront, mes paroles ne
passeront pas".Lc 21:33
La durée de son ministère fut
celle de
l'éclair et il revint à ses disciples de trouver l'assise
biblique sur laquelle fonder cette nouveauté en
l'harmonisant avec les réalités concrètes.
II -
Renouvellement de l' Alliance prophétisé par
Jérémie
Jérémie avait
prophétisé
un renouvellement de l' alliance à travers
lequel Dieu devait inscrire directement sa Loi dans les
coeurs; cette Loi, selon tous les emplois trouvés dans l'oeuvre
du prophète, était celle donnée à
Moïse; aussi ce qu'il annonçait était un
renouvellement de l'Alliance déjà conclue avec le
peuple, putôt qu'une alliance fondée sur des bases
nouvelles. Et
justement l'hébreu radache signifie renouveler,
restaurer, nuance qui n'est pas dans le grec kainos, neuf,
récent. C'est en voulant opposer la nouvelle alliance à
l'ancienne que l'auteur de l'épître aux Hébreux,
donna à
l'expression une orientation qu'elle n'avait pas à l'origine,
considérant la première alliance comme ancienne et donc
révolue.
"En parlant d'une
alliance nouvelle,
[Jérémie] a rendu ancienne la première; or ce qui
est ancien et qui vieillit est près de disparaître."He
8,13.
Alors que cette première
alliance avait
été scellée dans le sang des sacrifices d'animaux,
la nouvelle alliance était scellée dans le sang
de Jésus. L'auteur de l'épître aux Hébreux
se représentait la manifestation de Jésus, comme
l'accomplissement de la prophétie de Jérémie, mais
sans s'apercevoir de la torsion qu'il imprimait à l'une comme
à l'autre. Paul déploya cette spiritualité
en
direction des Païens afin de permettre leur intégration au
même titre que les Juifs dans cette nouvelle alliance qui
ne comportait plus de soumission à la Loi mais à
l'enseignement du Christ (2 Co 3).
III
- La
coupe de la nouvelle Alliance chez Paul
Selon Paul, à la fin du repas pascal,
en
présentant la coupe, Jésus disait:
"Cette coupe est la
nouvelle alliance en mon
sang"(
1 Co 11,25).
Boire à la coupe
c'était
sceller dans le
Sang du Christ cette nouvelle alliance à laquelle étaient
conviées les nations. Or si la participation des Païens au
salut avait toute sa cohérence au moment où Paul
écrivait, lors de la Cène elle n'était pas encore
à l'ordre du jour.
Paul qui n'avait pas connu
Jésus et n'avait pas
assisté à la Cène était forcément
redevable au récit qu'en avaient fait les Apôtres.
Cependant en écrivant aux Corinthiens, au moment de rappeler les
paroles consécratoires, il disait les avoir reçues du
Seigneur lui-même:
"Car
moi, j'ai reçu du
Seigneur cela
même que je vous ai transmis: la nuit qu'il fut livré le
Seigneur prit du pain... 3.
Paul avait transmis ce qu'il
disait
avoir reçu
du Seigneur. L'expression employée (litt: pris auprès
du Seigneur) est à mettre en relation avec
Gal 1,11 où il affirmait que son
enseignement venait d'une révélation directe de
Jésus sans passer par le témoignage ou l'enseignement
d'autrui. Lui qui était familier des extases et des visions ,
sur ce point précis ne se recommandait pas de la tradition
apostolique.
De fait son verset introductif a
paru
étrange,
et son sens a été ré-orienté dans la
lecture liturgique dominicale: "Moi Paul, je vous ai transmis ce
que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur: la nuit
qu'il fut livré... ". Un commentateur expliquerait qu'il
s'agissait d'une tradition reçue des Apôtres et remontant
à la Cène. Mais ce n'était pas exactement ce que
Paul avait écrit .
Les paroles consécratoires
énoncées dans la lettre aux Corinthiens sur un point ou
un autre seraient donc redevables à l'expérience
personnelle de Paul, qui devait à la spiritualité de la
nouvelle alliance développée dans l'épître
aux Hébreux. Son effort fut de relier cette spiritualité
à une intention exprimée directement par le Christ et qui
lui confère valeur d'institution.
IV-
Marc
et le sang de l'Alliance
L'alliance de Dieu avec
Israël
(la
première alliance) se trouve évoquée une seule
fois dans les évangiles par le prêtre Zacharie dans son
Benedictus:
"Il a montré son
amour envers nos
pères, se souvenant de son alliance sainte" Lc 1,72
Le terme alliance ne
réapparaît
plus dans les évangiles sinon au moment de la Cène chez
Marc (et son parallèle Matthéen):
" Ceci est mon sang de
l'Alliance, le [sang]
versé pour beaucoup" Marc
14:22-24.
De quelle alliance s'agissait-il
et
comment
s'était faite la tansmission de cette parole?
- Le terme sang est accompagné de deux
génitifs (mon et alliance), ce qui rend la phrase
peu explicite.
- Parole explicative du geste que Jésus venait
d'accomplir, elle était prononcée par lui après
que les Apôtres aient bu à la coupe; ainsi en en
approchant leurs lèvres les Apôtres ignoraient qu'ils
buvaient au Sang du Christ. C'est du moins ce que laisse entendre le
récit de Marc. Une tradition liturgique bien établie
aurait déjà résolu cette difficulté et
c'est ce que fit Matthieu dans son récit de la Cène en
intégrant la parole au geste.
- Marc a déplacé la
bénédiction de la première coupe d'introduction
dont parlait Luc pour la mettre après la fraction du pain. Il
semble redevable non seulement à Luc mais à Paul puisque
cette position répondait au shéma paulinien.
- Il apparaît qu'il s'efforça alors de
lui associer une parole qui offrît un parallèle direct
avec celle sur le pain, plus direct que celle transmise par Paul ; il
trouva celle-ci dans l'épître aux Hébreux qui
citait Exode 24,8: "Ceci est le sang de l'alliance que Dieu
a ordonnée pour vous"He 9:20.
Aussi la phrase de Jésus
sur le sang de
l'alliance transmise par Marc, reprise et complétée
par Matthieu, reflète un effort d'ajustement rédactionnel.
Quant à l'expression
"nouvelle
alliance"
, elle n'a pas de corollaire dans les évangiles sinon dans
l'état de rédaction le plus tardif de Marc et Matthieu
où l'adjectif 'nouvelle'a
été glissé à côté du mot
'alliance'
au moment de la Cène; l'expression toute entière se
retrouve dans le second état de rédaction de Luc par une
harmonisation avec les paroles de Paul. Si le thème de la
nouveauté "À vin nouveau outres neuves"est
sous-jacent à l'ensemble de l'Évangile, celui d'une
alliance
nouvelle associé à la coupe de vin ne jouit pas
d'une préparation dans les évangiles mais
s'éclaire dans un parallèle avec l'épître
aux Hébreux, postérieure aux enseignements de
Jésus et qui répondait à une manière de
lire ses paroles en les actualisant.
V- Une
Pâque nouvelle
Les repas eucharistiques
célébrés
après la Résurrection étaient centrés sur
la fraction du pain au témoignage de Luc dans le récit
des disciples d'Emmaüs (Lc 24, 13-33) puis des Actes des
Apôtres (cf 2,42 et 46; 20,7 et 11; 27,35); la "fraction du pain"
désignait l'acte liturgique qui commémorait la
Cène du Seigneur et qui selon Luc fut une véritable
action de grâces, où Jésus disait son désir
de célébrer la Pâque avec ses Apôtres.
Là où Marc et Matthieu parlaient de
bénédiction, Luc usait du verbe
euxaristeô,
être reconnaissant, exprimer sa reconnaissance qui
s'harmonisait avec l'atmosphère festive et libératrice de
la fête.
Selon le récit de Luc dans
le
codex Bezæ
et suivant le rituel Juif, Jésus en ouvrant la
célébration avait rendu grâce pour le jour de la
fête, laissant entrevoir que la royauté de Dieu
était sur le point de se manifester en annonçant une
"paque nouvelle ":
plus du tout je ne
mangerai d'elle, jusqu'à ce que, nouvelle, elle soit
consommée
dans la royauté de Dieu" ; dans les autres manuscrits on
lit:
"jusqu'à
ce qu'elle soit accomplie dans la royauté de Dieu". Cette
parole sur le renouvellement de la Pâque renvoyait au dialogue
qu'il eut avec Moïse et Elie sur la montagne à propos de
"l'exode
qu'il était sur le point d'accomplir à
Jérusalem"(Lc 9,31), l'exode étant le terme
consacré pour parler de la libération de l'esclavage
d'Égypte conduite par Moïse. L'imminence de cette
libération fut à nouveau évoquée lors de la
bénédiction sur la coupe d'introduction à la
fête: Prenez et partagez entre vous, car je vous dis:
à partir de maintenant je ne boirai plus du fruit de la vigne
jusqu'à ce que vienne la Royauté de Dieu (Lc 22,18).
C'est alors qu' il rompit le pain et le donna à ses disciples
avec ces mots: "Ceci mon Corps" . Jésus s' offrait sous
le pain azyme, pain sans levain, icône de son humanité
partagée sans arrière pensée ni hypocrisie (ce que
symbolise le levain), pour une libération à la fois
individuelle et collective. A chacun d'y prendre part en communiant
sans arrière pensée . Ayant refusé de changer les
pierres en pain, il changeait le pain en son corps pour transformer de
l'intérieur les coeurs de pierre en coeurs de chair.
"Ceci est mon Corps"Lc
22,19 D05
Pour une harmonisation
avec les autres sources on aurait ensuite rajouté:
"Ceci est mon Corps donné pour vous;
faites
cela
en mémoire de moi".
"J'ai désiré
avec
désir manger
cette pâque avec vous avant de souffrir". Désirer
avec désir était une expression de la LXX sur le
désir de se rassasier de viandes dont furent pris les
Hébreux dans le désert (Nb 11:4,34; 33,16; Dt 9,22; 12,20
etc). L'expression était sur les lèvres de Jésus
car, comme le chef de famille ce soir là, il se devait de
commenter la sortie d'Egypte pendant le repas.
Cet aspect de la "nouvelle
Pâque" fut
développé par Jean dans son discours sur le Pain Vivant
qui faisait suite à la multiplication des pains dans son
chapitre VI
5 .
La commémoration de la
sortie
d'Egypte
rappelait que toute libération vient de Dieu. En renouvelant la
Pâque, s'actualisait la prophétie d'Isaïe reprise par
Jésus:
" L'Esprit du Seigneur est sur
moi,
du fait que Je
suis oint pour porter la bonne nouvelle à des pauvres. Je suis
envoyé pour proclamer une libération à des captifs
pour envoyer des opprimés en liberté. Proclamer une
année du Seigneur agréée ". Lc 4,18D05
VI
- La coupe du Salut
Quatre coupes de vin
étaient
prévues par
le rituel Juif au cours du repas pascal symbolisant le salut comme
l'indiquait le psaume:
"Je lèverai la coupe des
délivrances et j'invoquerai le Nom du Seigneur.
J'accomplirai mes voeux envers le Seigneur
devant tout son peuple.
Elle importe aux yeux du Seigneur la mort de
ses fidèles."(Ps 116,13 -15) .
Une cinquième y
était
rajoutée
dès l'Antiquité
*,
focalisant l'attention sur l'imminence du
Royaume, elle était dédiée à
Elie
qui selon Malachie 3,23 devait ramener le coeur des pères
vers les fils - rôle donné par l'Ange Gabriel à
Jean Baptiste dont l'absence était particulièrement
cruelle ce soir là. Cette coupe, remplie au terme du repas,
n'était pas bue. Luc avait mentionné la première
coupe présentée au moment du Kiddouch au début du
repas, juste avant la fraction de la mazza; le codex Bezæ ne
mentionne pas d'autre coupe; cependant, indirectement à travers
la prière du Mont des Oliviers, l'évangéliste
intégrait une coupe spirituelle au moment où le Fils se
tournait vers le Père:
Père,
non pas ma volonté,
mais la
tienne qu'elle advienne:si
tu veux emporte cette coupe,
loin de
moi!" Lc 22,42 D05.
Sa sueur, de par la lutte
intérieure,
s'était transformée en caillots de sang. Si dans la
rédaction initiale,
Luc ne
mentionnait pas de parole consécratoire sur le vin, par contre
à travers l'image de la coupe il reliait la Cène à
cette prière de Jésus.
Si le sang animal support de la vie ne
devait pas être consommé, à plus forte raison le
sang humain.
Lorsque Paul s'exclamait "la coupe de
bénédiction que nous bénissons n'est-elle pas
communion au sang du Christ?(1Co10,16), n'associait-il pas la prière du Mont des Oliviers à la coupe du repas? Dans la parole consécratoire qu'il
transmettait aux Corinthiens, il ne posait pas d'équation
stricte entre le vin et le sang:
"Cette coupe est la nouvelle
alliance en mon sang;
faites cela chaque fois que vous boirez en mémoire de moi.
Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez à la coupe, vous
annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne" (1 Co11,25-26)".
N'écrivant pas"ceci est
mon
sang" Paul n'établissait pas un exact parallèle entre le pain et le
vin, à la différence de Marc qui, pour y parvenir, avait
dû supprimer l'image de la coupe:
" Ceci est mon sang de
l'Alliance,
le [sang]
versé pour beaucoup".
Conclusion
La parole transmise par Paul sur la
coupe de la
nouvelle alliance dans le sang de Jésus résonne en
écho à la prière de Jésus sur le Mont des
Oliviers et répond au souci de l'Apôtre d'intégrer
les Païens au Salut. Dans l'évangile de Marc cette parole
consécratoire fut en partie reprise
et complétée par Matthieu, et comme elle est absente
de la rédaction initiale de Luc, il y a lieu de se demander si
elle ne correspond pas à une insertion, propre à traduire
ce qui animait Jésus avant d'entrer dans sa Passion. La parole
consécratoire de la messe8 ,
en ce qu'elle harmonise les différentes sources, manifeste
combien fut nécessaire une relecture des faits et gestes de
Jésus pour établir leur commémoration.
Notes
1- Dans
le codex
Bezæ la fin
du verset 19 et le verset 20 font défaut. Ce ne peut être
imputé à une erreur de copiste, sinon le parallèle
Latin n'eût pas suivi, non plus que les manuscrits de la Vetus
Latina a; b et e , ainsi que la version syriaque curetonienne, qui se
présentent avec un ordre inversé:19,a et b, 17,18.
- 1 Corinthiens 11, 23-27 23 "Car
moi, j'ai
reçu du Seigneur
cela même que je vous ai transmis: à savoir que le
Seigneur Jésus, la nuit qu'il fut livré, prit du pain, 24 et après avoir rendu
grâces, il
le rompit et dit: "Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci
en mémoire de moi.":25 De même il prit la coupe aussi,
après le souper, en disant: "Cette coupe est la nouvelle
alliance en mon sang: faites ceci, toutes les fois que vous la boirez,
en mémoire de moi."26 Car toutes les fois que vous mangez ce
pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur
jusqu'à ce qu'il vienne.27 Ainsi quiconque mange le pain ou boit
la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l'égard
du corps et du sang du Seigneur."
2 Galates
1,11-12: Cet
évangile que je vous ai annoncé n'est pas d'un homme
(selon l'homme) pas plus en effet que je ne l'ai reçu d'un homme
ni que j'ai été enseigné par lui mais par une
révélation de Jésus Christ.
3-Jeremie
31:31-34 "Voici, des
jours viennent, dit l'Éternel, et j'établirai avec la
maison d'Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance,
32 non selon l'alliance que je fis avec leurs pères, au jour
où je les pris par la main pour les faire sortir du pays
d'Égypte, mon alliance qu'ils ont rompue, quoique je les eusse
épousés, dit l'Éternel.33 Car c'est ici l'alliance
que j'établirai avec la maison d'Israël, après ces
jours-là, dit l'Éternel: Je mettrai ma Torah au dedans
d'eux, et Je l'écrirai sur leur coeur, et je serai Dieu pour
eux, et ils seront un peuple pour moi 34 Et ils n'enseigneront plus
chacun son prochain, et chacun son frère, disant: Connaissez
l'Éternel; car ils me connaîtront tous, depuis le petit
d'entre eux jusqu'au grand, dit l'Éternel; car je pardonnerai
leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur
péché."
4-D05 -Lc 22, 15
D05- Et il leur
dit " de désir, j'ai désiré cette Pâque
la manger avec vous, avant , moi, de souffrir. 16 - Je vous dis en
effet : plus du tout je mangerai d'elle, jusqu'à ce que,
nouvelle, elle soit consommée dans la royauté de Dieu". 17 - Et recevant la coupe, ayant rendu grâces, il dit: "prenez
ceci, distribuez entre vous. 18 - Car je vous dis : à partir de
maintenant je ne boirai sûrement pas du produit de la vigne
jusqu'à ce que vienne la royauté de Dieu! 19 - Puis,
prenant du pain, ayant rendu grâces, il rompit et le donna
disant: ceci [est] mon corps. [20 - ***] 21 - Seulement,
voici la main de celui qui me livre sur la table!
5 - Jn 6,51"Je suis
le
pain vivant descendu du ciel; si quelqu'un mange de ce pain il vivra
éternellement et le pain que je donnerai c'est ma chair pour la
vie du monde".
6 -Evolution de la parole sur
la
coupe dans les différents mss de Marc et Matthieu
1- Mc -"Et il leur
dit: ceci est mon sang de
l'alliance, le [sang] versé pour beaucoup"Mc 14,24, B C D L
W etc
2 Mt -"ceci est mon
sang de l'alliance le [sang] pour beaucoup versé en
rémission des péchés Mt 26,28 D,
3 Mt -"ceci
est mon sang de l'alliance le [sang] au
sujet de beaucoup versé en
rémission des péchés Mt 26,28, B
33 etc. Il y eut rectification de la préposition pour en au sujet de car le sang qui
concluait une alliance n'était pas
versé pour des personnes mais pour sceller l'alliance; ce
sang était versé à propos du
péché des hommes, en remisssion de leurs
péchés.
4 Mt - "ceci
est mon sang, le [sang] de l'alliance nouvelle,
le [sang] au sujet de beaucoup versé en rémission des
péchés Mt 26,28 A,C etc. Harmonisation sur Paul.
5 Mc -"ceci
est mon sang de la nouvelle alliance,
celui au sujet de beaucoup, versé "Mc 14,24, A f1 f13 etc. harmonisation sur Paul
et Matthieu
7- Rabbi
Tarphon
au second
siècle commémorait la coupe d'Elie.
8 - "Prenez, et buvez-en
tous, car
ceci est la coupe de mon Sang, le Sang de l'Alliance Nouvelle et
Éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude
en rémission des péchés”