Selon Luc , qui n'a pas été démenti sur ce point pas les deux autres synoptiques, le ministère de Jésus dura un
an, ce que Clément d'Alexandrie entérinait ainsi:
«Sa
prédication ne devait durer qu'un an, c'est également
écrit en ces mots: “il m'a envoyé pour prêcher une
année de grâce du Seigneur” . Ainsi parlent à la
fois le prophète et l'Évangile»1.
Un laps de temps étonamment court, qui avait
débuté dans la quinzième année de
Tibère et s'était achevé à la Pâque
de sa seizième année, soit l'an 782 de l'ère de Rome ou encore l'an 30 AD ; cette datation et la durée du ministère, étaient
communément admises par les auteurs, de Tetullien à Agustin 3.
Et comme
la crucifixion eut lieu dans les premiers jours de la semaine pascale, au moment de la pleine lune de nisan, en une veille de shabbat, la mort du Christ peut être datée très précisément du
vendredi 7 avril de l'année 30.
Reste une question cependant : Quel jour de la semaine tombait le repas de la Pâque cette année là?
- La Nouvelle Lune de printemps se produisait le 22 mars de l'année 30 à 17h 50m 05s en Temps Universel Coordonné, soit à 20h 41m 25s à Jérusalem. Jésus avait dit aux Douze:
"il faut pour le Fils de l'homme
-
beaucoup souffrir
- et être rejeté
par les anciens et des grands-prêtres
et des scribes
- et être mis à mort,
- et après trois jours , se lever "Luc 9:22 (cf Mc 8:31 et Mt 27:64) .
Pour donner sens à l'expression "après trois jours" et obtenir trois jours pleins en arrivant à la nuit du samedi 8 (au dimanche 9 avril), il faut partir de la nuit du mercredi 5. Jésus annonçait sa résurrection après trois jours de souffrance , en commençant par l'agonie au mont des oliviers.
En montant à Jérusalem il leur disait encore du Fils de l'homme:
il sera livré
aux païens
et bafoué, * et couvert de
crachats,
et l'ayant flagellé,
ils le mettront à mort
et le troisième
jour, il se lèvera ! Luc 18:33 (cf Luc 24,7 Mc 9:31, 10:34; Mt 16:21; 17:23)
Pour arriver au “troisième jour” dans la nuit du samedi au dimanche , il faut partir, semble-t-il, du moment de la mort, le vendredi.
Tableau récpitulatif
| Calendrier Julien | Calendrier Hébraïque | |
| - Nouvelle Lune | Mercredi 22 mars 30 à 17h 28 | 29 Adar |
| - Croissant lunaire | Jeudi 23 Mars 30 à 17h 50 | 1er nisan |
Soir de la Pâque: |
Nuit du mercredi 5 au 6 avril 30 | nuit du 14 au 15 nisan |
| Le jour de la fête, comparutions, - devant le sanhédrin - devant Pilate - devant Hérode - devant le peuple - Flagellation - condamnation par Pilate |
Journée du 6 avril 30 | 15 nisan, fête de la Pâque et Ier jour des azymes |
| Nuit de la pleine lune “descente dans la fosse“ |
nuit du 6 avril 30 | 16 nisan |
Lendemain de la fête: |
journée du 7 avril 30 | 16 nisan, offrande de l'orge |
| Repos sabbatique | journée du 8 avril 30 | 17 nisan |
| Résurrection |
nuit du 8 au 9 avril 30 | 18 nisan |
| - les femmes au tombeau | matin du 9 avril | 18 nisan |
| - apparition à deux disciples - apparition aux Onze - Bénédiction à Béthanie |
soir du 9 avril 30 | 18 nisan 19 nisan |
Le récit de Marc, par comparaison , présente plusieurs contradictions :
"Le premier jour des Azymes lorsqu'on sacrifiait la Pâque”Mc 14:1.
Le premier jour de la semaine des azymes correspondait au 15 nisan et non au sacrifice de l'agneau le 14 (19). Se peut-il que Marc ait hésité entre deux jours, ne sachant choisir lequel?
Selon le code du temple, les sentences ne pouvaient être prononcées de nuit, ce dont Marc n'a pas tenu compte. En plaçant le procès devant le sanhédrin la nuit de la Pâque et en ignorant la comparution devant Hérode, il visait à réduire les séances de jours pour rendre crédible le fait que la crucifixion ait pu avoir lieu le jour de la condamnation. A cela s'ajoutait une raison morale:
la comparution nocturne évitait à Pierre, qui était dans la cour, un reniement en présence même de son maître.
Matthieu a suivi Marc sur tous ces points.
Dès une date très ancienne, la liturgie s'est fondée sur Matthieu et Marc en plaçant la commémoration de la Cène le jeudi soir.
La chronologie Johannique suggère une Pâque intermédiaire, allongeant d'un an la durée du ministère. Eusèbe estimait ainsi que Jésus avait pu fêter trois fois la
Pâque avec ses disciples et les enseigner pendant deux
années pleines.
Le récit de Jean contredit celui de Luc et des deux autres Synoptiques. Les thèses visant à les concilier aboutissent à une impasse (sinon l'une d'elles serait parvenue à convaincre et à s'imposer depuis deux millénaires).
L'évangile de Jean répond à une intention spirituelle où la réalité évènementielle est seconde par rapport à la nécessité théologique; le champ symbolique y tient une place considérable suivant une démarche autre que celle énoncée par Luc dans sa préface.
Jean a pu et su se servir de la difficulté rencontrée par Marc à propos du jour de la Pâque et des Azymes pour proposer son propre calendrier de la Passion, comme il a pu et su se servir de la “parascève” qui était la préparation du sabbat, pour l'assimiler à la préparation de la Pâque.
L'observatoire de Paris donne les dates suivantes pour la pleine lune de printemps
Année 29 pleine lune de nisan,
dimanche 17
avril;
Année 30 pleine lune de nisan jeudi 6
avril;
Année 31 pleine lune de nisan, mardi
27 mars;
Année 32 pleine lune de nisan, lundi
14 avril;
Année 33 pleine lune de nisan,
vendredi 3
avril;
Année 34 pleine lune de nisan, mardi
23 mars;
Année 35 pleine lune de nisan lundi
11 avril;
Année 36 pleine lune de nisan,
vendredi 30
mars.
La Pâque tombant un samedi en 33 et en 36, et l'année 33 (19ème année de
Tibère) est généralement retenue par les partisans de la chronologie Johannique, malgré les contradictions évidentes avec
les Synoptiques, en dépit du défaut de
références à des données
historiques concrètes et l'absence d'éléments et d'évènements permettant de meubler ces quatre années de ministère. Le choix de l'année 36 ne fait que rendre plus aigus ces différents problèmes.
Or l'évangéliste n'a fait que
répartir en différents endroits de son texte des
épisodes relatifs à l'approche de la même et unique
fête pascale1:
- Pour manifester avec plus de force
l'autorité du
Christ, est
insérée dès le chapitre 2 l'expulsion des marchands du temple, envisagée comme un acte de purification spirituelle; c'était quelques jours avant “la
Pâque des Juifs” une expression qui manifeste le caractère tardif de la rédaction. Chez les Synoptiques cette scène avait lieu peu avant la Pâque, alors que Jésus venait d'être acclamé roi par ses disciples; il accomplissait alors un geste de caractère politique.
- À la fin de ce chapitre 2, une
nouvelle mention
de la fête pascale clôture un dialogue
où Jésus préparait déjà son auditoire à sa
mort et
sa résurrection par une image: “détruisez
ce temple et en trois
jours je le relèverai”14;
à travers elle , il comparait son corps au temple, lieu de la
présence divine. En Luc les annonces de sa mort n'interviennent pas avant le ch 9 et l'annonce de la mort de Jean Baptiste sur laquelle le quatrième évangile demeure étrangement muet.
- Jean avait placé un long discours
préparatoire sur le Pain de Vie au lendemain de la
multiplication des pains qu'il situait à l'approche
de la Pâque des Juifs (Jn 6:4); la mention de cette fête (absente d'un grand nombre de papyrii) visait à s'harmoniser avec le
discours et donnait le sens spirituel de la multiplication des pains comme geste préparatoire
à la Pâque du Christ. À la fin de ce long discours, les propos rapportés étaient intelligibles pour celui qui pouvait faire référence
à l'institution eucharistique: “celui
qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui”. Sans
l'image de la Cène devant les yeux, sans l'image du pain rompu avec les paroles prononcées alors, les dix derniers
versets du chapitre 6 demeurent inaccessibles au lecteur;
à plus forte raison aux disciples qui connaissaient encore bien
peu Jésus. Que dire alors des simples auditeurs? Ces
versets “surréalistes” ne sont pas à leur
place chronologique. Ils nécessiteraient d'être placés après l'insitution eucharistique (et pas avant).
- Jésus mourait sur la croix
à
l'heure où l'agneau pascal était sacrifié au
Temple, le 14 nisan. Cette coïncidence pouvait inciter les communautés d'Éphèse à commémorer chaque année la Pâque du Christ le 14 nisan , indépendament du jour de la semaine, tandis que la Résurrection était fêtée chaque semaine au “Jour du Seigneur" (Ap 1:10) . La date de la Pâque fut un sujet conflictuel dès la fin du 1er siècle entre les fidèles Judéo-Chrétiens d'Asie partisans du 14 nisan (et appellés “quartodécimans”) et l'église de Rome. En plaçant la mort du Christ le 14 nisan, Jean prenait le parti de communautés dont il était proche.
Une analogie de caractère astronomique, semblable à la
coïncidence qui incita Dionysius Exiguus à privilégier 753 au lieu de 752auc pour l'Incarnation, devint
prétexte à privilégier la chronologie Johannique :
À la mort du Christ
une
ténèbre
couvrit la terre (de Juda) durant trois heures; un ciel de printemps
obscurci de nuages au dessus de Jérusalem, le fait était assez
inhabituel pour avoir été remarqué; Luc ajoutait
à cela l'enténèbrement du soleil 4;
alors que les nuages cachaient à la
terre l'astre solaire, cette redondance signalait que
l'obscurité se fit plus dense quand Jésus expira; mais
surtout, l'évangéliste se servait de l'expression
utilisée par les prophètes pour traduire l'émotion
divine:
“Vient le Jour du Seigneur,
redoutable et le débordement d'une ardente colère... le
soleil s'enténébrera”5;
l'évangéliste y joignait le symbole du voile du temple se
déchirant, comme manifestation de l'extrême
désarroi accompagnant la mort du Christ ; mais il n'est pas
assuré, historiquement, que le voile du temple se soit fendu en
deux. Luc avait eu recours à des images bibliques pour traduire
la détresse divine.
Jusqu'où ses allusions furent-elles
comprises?
A l'extrême fin du second siècle,
Tertullien, en défendant les Chrétiens auprès des
magistrats romains, s'indignait que la ténèbre
céleste ait été prise pour l'une des éclipses du
soleil consignées dans leurs annales6 ; il devait
se
référer à Thallus qu'il nommait plus
haut dans son
traité; c'est lui que le reproche visait vraisemblablement. En
effet au dire de Jules l'Africain et d'Eusèbe, Thallus avait
rapproché le récit évangélique d'une
éclipse de soleil qui s'était produite sous Tibère
et sur laquelle Phlégon de Tralles donnait plus de
détails:
“Dans la 4ème
année de la 202ème olympiade (32/33ec), il y eut une
éclipse du soleil, plus totale que ce qui avait
été observé jusque là, à la
6ème heure le jour devint nuit et on aperçut les
étoiles dans le ciel; un tremblement de terre se produisit en
Bithynie qui anéantit de nombreux édifices de la ville de
Nicée.”7
Des éclipses de soleil connues des
astronomes par calcul, celle du 24 novembre 29 fut presque totale
depuis la Bithynie et de Jérusalem où elle dura 2mn vers
13h15 et celle du 19 mars 33 en fin de matinée fut très
partielle.
Vraisemblablement c'est à la
première que
Phlégon se référait mais en donnant une date
erronée sinon retouchée par ceux qui le citèrent.
Jules l'Africain interrogeait le
bien-fondé d'un
rapprochement avec la Passion puisqu'une éclipse de soleil ne se
produit qu'à la nouvelle lune; la crucifixion de Jésus,
personne ne l'ignorait, s'était déroulée lors de
la Pâque à la pleine lune quand les deux astres se
trouvaient diamétralement opposés par rapport à la
terre. Il ne voyait pas non plus la nécessité de noter
une coïncidence entre une éclipse et un tremblement de
terre et ses interrogations reflétaient la même
exaspération que Tertullien, même si le fragment
interpolé de ses écrits, transmis par Syncellus, laissait
penser qu'il adhérait à l'idée d' un prodige
céleste. Origène, son contemporain, dans son commentaire
sur Matthieu dénonçait lui aussi l'idée d'une
éclipse et pensait que l'évangile de Luc avait
été falsifié pour médire des
Chrétiens8 ; le papyrus Bodmer réalisé
à son
époque témoignait en effet d'une leçon en ce sens:
“Le soleil s'éclipsa et le
voile du temple se déchira par
le milieu”9.
Mais cette leçon qui n'est pas la plus ancienne dispose d'un petit nombre de témoins scripturaires alors que l'enténèbrement du soleil évoqué plus haut est attesté notamment par le codex Bezae, les traductions latine et syriaque et par Marcion4.
Le phénomène de l'éclipse
a
toujours fasciné; dans l'Antiquité il était
sensé accompagner la mort des héros comme un hommage de
la création à leur égard10.
Il focalisait
l'attention sur le phénomène astronomique, alors que
l'image biblique d'un enténèbrement interne à
l'astre tendait à souligner quelque chose de la détresse
divine. Ce courant, au lieu de tarir, s'amplifia; la retouche au texte
de Luc fut la première étape avant la production de
preuves visant à certifier qu'une éclipse du soleil par
la lune s'était produite, non point naturellement, mais par un
prodige divin. Un auteur du Vème siècle consigna comme un
témoignage qu'il voulait indubitable, le caractère
surnaturel de l'éclipse le jour de la crucifixion dans une
lettre prétendument adressée au hiérarque
Polycarpe, de la part de Denys l'Aéropagite: “Pour nous deux qui étions ensemble
à ce moment-là à Heliopolis, nous vîmes la
lune s' approcher du soleil, à notre surprise puisque ce
n'était pas une période de conjonction et qu'ensuite,
depuis la neuvième heure jusqu'au soir, elle revint
miraculeusement en opposition directe avec le soleil...”11.
Voltaire ne fut pas le premier à dénoncer l'affabulation
mais sa harangue n'a pas été suffisante pour faire taire
les spéculations toujours très vivaces sur le sujet12.
Eusèbe de son côté avait
carrément inscrit l'éclipse, dont Phlégon avait
gardé la mémoire, dans le ciel de la Passion et
repoussé celle-ci, en conséquences, à la
18ème année de Tibère (31/32ec), au lieu de la 16
ème jusque là admise.
Mais sa proposition était irrecevable puisque en 32, le 14 nisan tombait le
lundi et non en fin de semaine, comme le voulait la Pâque du
Christ.
Le livre des Actes de Pilate dit encore l'Evangile de Nicodème servit à en répendre et populariser l'idée 16.
Le ministère de Jésus étant ainsi allongé de trois ans, il devint
commun de dire que Jésus était mort à 33 ans.

À l' éclipse de soleil et à l'année 32 furent substituées au cours du temps, l'année 33 avec son éclipse de lune:
La lune était pleine le vendredi 3 avril 33 à 14h33m UTC. Non seulement c'était le 14 nisan mais la Pâque fut soulignée par une éclipse partielle de la lune, dont la visibilité depuis Jérusalem est cependant incertaine. En mars de l'an 4 avant notre ère Flavius Josèphe avait associé une éclipse nocturne à la mort de jeunes héros qui avaient tenté d'ôter l'aigle Hérodien du fronton de la porte du temple. De la même manière, la coïncidence astronomique était invoquée pour appuyer une chronologie basée sur l'évangile de Jean. Lui était reliée une citation de Pierre qui, dans son discours de Pentecôte avait fait allusion à la lune en reprenant la parole de Joël 2:31: "le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang”. Si la prophétie ne mentionnait pas une éclipse de lune, la forme poétique pouvait prêter à différentes interprétations.
À chaque lecteur finalement de trancher et de choisir entre le tableau historique de la vie du Christ dressé par Luc et celui de Jean qui ouvre sur le sublime et le spirituel.
© Copyright, 2004
1 - Luc 4
2 - Clément
d'Alexandrie, Stromates 1,21,145/3
citant Isaïe 61,1-2
3 - Tertullien Adv.
Jud. ch. 8: “Huius [Tiberii]
quinto
decimo anno imperii passus est Christus, annos habens quasi triginta,
cum pateretur .... Quae passio huius exterminii intra tempora LXX
hebdomadarum perfecta est sub Tiberio Caesare, Consulibus Rubellio
Gemino Et Fufio Gemino, mense Martio, temporibus paschae, die VIII
Kalendarum Aprilium, die prima azymorum, quo agnum occiderunt ad
vesperam, sicuti a Moyse fuerat praeceptum.”. Jules l'Africain,
Hyppolite de Rome op. cit.; Lactance, De Mort. Persec. 2; De Vera Sap.
10; Augustin De Civit. Dei, I xviii. c. 54: “Mortuus est Christus
duobus Geminis Consulibus, octavo Kalendas Aprilis ”
4 - e0skoti/vsqh
de\ o9 h#liov Lc
23,45: selon D,K,M,U,W , f 13,, G D Q L P etc.
5 - Is 13, 9-10: ; également Joël
2,10; 3,4;
4,15, Amos 8:9; Gn 15,12; Qo 12,12.
6 Tertullien Apologétique, (ca 197)
XXI,17:“Au
même
instant, le jour fut privé du soleil qui n'était
arrivé qu'au milieu de
sa course. Ce prodige fut certainement pris pour une éclipse par
ceux
qui ne savaient pas qu'il avait aussi été prédit
pour la mort du
Christ. Et pourtant vous le trouvez consigné dans vos archives
comme un
évènement cosmique.”
7- Fragment des Olympiades de Phlégon de Tralles chroniqueur
sous Hadrien cité par Eusèbe dans sa Chronique transcrite
par Jérôme, ad loc.
8 - Origène Commentaire sur Matthieu ch. XXVII, v, 45-48
cité par Voltaire dans son Dictionnaire Philosophique au vocable
"éclipse" : "Il avoue d'ailleurs que le passage de
l'évangile de Luc où l'on lisait de son temps que toute
la terre fut couverte de ténèbres à cause de
l'éclipse du soleil avait été ainsi
falsifié par quelque chrétien ignorant qui avait cru
donner par là du jour au texte de l'évangéliste,
ou par quelque ennemi malintentionné qui avait voulu faire
naître un prétexte de calomnier l'Église, comme si
les évangélistes avaient marqué une éclipse
dans un temps où il était notoire qu'elle ne pouvait
arriver".
9 - Luc 23, 45 selon ¸75 et les grands onciaux (Sinaïticus,
Vaticanus et C*).
10 - Cf Herodotus 7.37, Plutarque Pelopidas 31.3 Dion Cassius 55.29.3,
Jean Lydus De Ostentis 70.a
11 - Pseudo-Denys l'Aéropagite, lettre vii, 2; (P.G., III,
1081 A).
12 - Voltaire op. cit.
13 - Deux fêtes de
la Pâque en Jn 2,13 et 11-55-12,1; en 6:4 lors de la
multiplication des pains, dans un petit nombre de papyrii, la fête n'est pas identifiée .
14 - Jn 2, 19.
15 - Mc 13,2 D05 et W.
16 - “Avez-vous vu les signes qui ont paru au soleil, et tous les autres prodiges qui sont arrivés tandis que Jésus mourait? Ce que les Juifs ayant entendu, ils répondirent au gouverneur: L'éclipse est arrivée selon l'ancienne coutume.” Les Actes de Pilate, écrit apocryphe du IVème
siècle, aussi connu sous le nom d'évangile de
Nicodème, ch. XI. En introduction l'auteur parlait de la seconde année de la 202ème olympiade correspondant à l'année 32 et du huitième jour des calendes d'avril, soit le vingt-cinq mars pour dater la crucifixion.
17 - Ac 2,24, selon D05 , également dans les versions syriaques
(Peshitta) et coptes ( mae et bo) et cité par
Irénée en AH III,12/2 : quem Deum excitavit solutis
doloribus Inferorum..
18 - Tertullien
aux ch X et XIX de son Apologétique, parmi d'autres historiens,
nomme Thallus dont les oeuvres, toutes perdues, furent
écrites dans la seconde moitié du premier siècle.
C'était un spécialiste de l'Orient
méditérranéen,(Jules l'Africain XIII,2) de
l'histoire d'Assyrie (Theophile d'Antioche Livre III,29, Lactance ,
George Syncellus) de Lydie selon Malalas. Il fut
considéré par certains comme le premier auteur profane
à avoir attesté du récit évangélique
de la Passion.
19 - Une phrase de Flavius Josèphe a pu prêter à confusion:«Au jour de la tenue des azymes, le quatorze du mois de Xanthicos, à cette date où les Juifs passent pour avoir commencé à secouer le joug des Égyptiens,» Guerre des Juif V,99 .
Le
14 Xanthicos correspondait au 14 avril de l'année 70AD. C'était le 15 nisan (et non le 14).